
Selon l'INRS* , un salarié européen sur cinq déclare souffrir de troubles liés au stress au travail. Le stress au travail se définit par le déséquilibre perçu par le collaborateur entre ce qui est lui est demandé et les moyens dont il dispose pour y parvenir.
Si chacun est concerné par le phénomène, les assistantes le sont peut-être un peu plus que d'autres. Les raisons en sont le fait féminin (98% de femmes dans le métier) avec la nécessité de gérer à la fois vie familiale et vie pro ainsi que des particularités liées au poste même de l'assistante.
Parmi les causes du déséquilibre générateur de stress, quatre concernent directement l'assistante.
1. Le travail dans l'urgence est la première de ces causes
Bien souvent le dernier maillon des processus, l'assistante doit travailler dans l'urgence pour rattraper les retards. Au stress de l'urgence, s'ajoute le sentiment de manquer de prise sur son organisation, ainsi que la pression constante des interruptions.
2. La surcharge ou la sous-charge de travail
Les deux situations étant aussi génératrices de stress l'une que l'autre. La diminution du nombre d'assistantes dans les entreprises peut conduire à l'une ou l'autre de ces situations. Comme il y a moins d'assistantes, celles qui restent peuvent être surchargées. Ou bien au contraire, elles peuvent être délaissées par des responsables de plus en plus autonomes et qui cherchent à se débrouiller sans elles.
3. La difficulté à arbitrer les priorités
La plupart des assistantes travaillent aujourd'hui avec plusieurs managers. D'où la difficulté à arbitrer les priorités entre plusieurs personnes dont chacune se perçoit comme plus prioritaire que les autres. D'autant que l'assistante ne dispose pas toujours des informations qui lui permettraient d'arbitrer les priorités de manière satisfaisante.
4. L'absence de valorisation et de reconnaissance du métier
L'émotion est utile, car elle nous renseigne sur le ressenti que la situation de stress fait naître en nous. Il peut s'agir de :
Pour gérer son émotion :
2. Prendre de la distance
On ne peut pas, ou peu, agir sur le stresseur, mais on peut agir sur soi-même, notamment sur notre représentation du stresseur. L'idée, c'est de prendre de la distance par rapport aux autres et à l'environnement. Il ne s'agit pas de devenir une personne froide et détachée. Il s'agit simplement de se protéger pour vivre mieux.
Cela consiste notamment à :
3. Prendre soin de soi
Nul ne le fera à votre place. C'est pourquoi il est important de se ressourcer, de faire attention à soi, de prendre du temps pour soi et de s'occuper de ses besoins. Les conseils qui suivent sont souvent des petits trucs, mais ils ont de grands effets.
Et surtout, rappelez-vous qu'on ne peut jamais rattraper le temps perdu et que, bien utilisé et bien adapté à chacun, le stress est notre meilleur stimulant.
À lire : Toute la fonction Assistante - 2e éd. - Savoirs, Savoir-faire, Savoir-être

Cet article a été rédigé en partenariat avec Christine Harache, responsable des offres Cegos pour les assistantes.
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