Ces opérations obligatoires impliquent une vérification ou une surveillance : c'est-à-dire des observations ou des mesures au cours de visites, d'inventaires, d'enquêtes.

Le législateur, constatant que l'application des règles techniques de sécurité des opérateurs n'est pas toujours respectée, a décidé d'imposer de vérifier l'exécution de certaines réglementations ou de maintien en bon état de sécurité. Ces vérifications réglementaires sont indispensables pour respecter les textes. Elles sont aussi le fruit d'une expérience qui tient compte de la logique économique : les textes ont calibré l'action obligatoire en fonction du niveau de risque d'incidents ou d'accidents.
Elles participent aussi à la sûreté de fonctionnement : les installations, les équipements ou les personnels concernés ont tous une grande importance pour assurer le fonctionnement normal de l'établissement. L'inspection d'un équipement permet aussi de détecter des anomalies susceptibles de créer une panne. L'arrêt programmé est moins coûteux qu'une immobilisation causée par une défaillance.
Donc, la maîtrise des risques permet la maîtrise des coûts. Le contrôle conduit à des constatations qui servent aussi à corriger les défauts les plus graves rapidement et permettent de planifier les interventions.
En cas d'accident causé par un équipement dont l'absence de vérification obligatoire est constatée, que l'accident soit ou non consécutif à cette absence, la faute de l'employeur est retenue dans la plupart des cas par le tribunal. L'inspecteur du travail peut faire fermer l'établissement tant que la mise en conformité n'est pas réalisée (article L. 4741-11 du Code du travail).
Il faut ajouter que l'article L. 4741-1 du Code du travail prévoit une amende de 3 750 €. Elle est appliquée autant de fois qu'il y a de salariés dans l'entreprise concernés par la ou les infractions relevées.
Enfin, les accidents corporels les plus graves survenus dans des conditions de manquement graves entrainent des sanctions pénales personnelles pour les décisionnaires. Elles peuvent aller jusqu'à des peines d'emprisonnement fermes et des poursuites sur leur propre patrimoine.
Certains contrôles restent faisables par nombreuses entreprises (par exemple : contrôle de continuité de masse d'installations simples, “bon état” du matériel), d'autres nécessitent un équipement et une formation qui en limitent souvent l'usage aux organismes de vérification.
Parmi eux, un grand nombre est agréé. C'est un gage de qualité. Il est judicieux de demander la validité par la présentation des documents l'attestant y compris pour des contrôles qui pourraient être réalisés en interne.
Pour plus de clarté, nous nous limiterons aux contrôles et vérifications obligatoires à la charge de l'employeur et liés à la santé et à la sécurité des salariés sans aborder les règles spécifiques liées aux établissements recevant du publique (ERP) ou aux installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE).
Découvrez la liste des matériels à contrôler
* : règles APSAD (assemblée plénière des sociétés d'assurance dommage). Il s'agit d'une exigence contractuelle des assureurs.
Pour en savoir plus :
L'INRS met à disposition sur son site en téléchargement gratuit une brochure de 144 pages très complète et remarquablement bien faite que je vous recommande pour toute information complémentaire sur le sujet : le document ED828.
Cet article a été rédigé en partenariat avec Jean-Marie Garcia, directeur général d’Adversus Alea, spécialiste de la maîtrise de risques, agréé INSSI et CERIC par le CNPP.
Pour une formation, un renseignement :
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
ou 06 83 22 46 67
www.adversus-alea.com
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