Tout d'abord, voici les différentes formes de stress :
- Le stress structurel : il concerne les conditions de vie dans lesquelles vous évoluez, personnelles ou professionnelles.
- Le stress professionnel : il est lié aux contraintes de votre métier et aux conditions dans lesquelles vous l'exercez.
- Le stress personnel : il concerne vos problèmes affectifs, personnels ou familiaux, mais aussi votre manière d'appréhender la vie, de vivre avec vous-même.
- Le stress temporel : il est lié au temps et aux rythmes de la vie.
Ils sont tout simplement la cause du stress. Ce sont les problèmes et les responsables des situations auxquelles chacun de nous est exposé et contre lesquelles notre organisme se défend. La difficulté, c'est que le stresseur peut prendre plusieurs formes et donc, provoquer plusieurs effets différents.
Il peut être permanent ou au contraire ponctuel. Physique ou psychologique, il ne prendra pas la même forme. Il est professionnel ou personnel, lié à un événement particulier, etc.
Tout vient de leur nature et la classification des stresseurs nous aide à y remédier.
Même s'il est difficile de « figer » les stresseurs dans une classification, il est recommandé de les trier selon leur nature pour ensuite y remédier plus aisément.
- Les stresseurs événementiels : il s'agit d'un accident (voire une catastrophe), qui aura d'autant plus d'incidence sur notre stress qu'il sera brutal et imprévisible et que l'on n'y sera pas préparé.
- Les stresseurs personnels : des problèmes familiaux par exemple, mais aussi la manière que chacun d'entre nous appréhende la vie et de nos perceptions (optimisme ou pessimisme, besoins non satisfaits, etc.). On a l'impression que l'on ne peut plus faire face, on manque d'aide, on souffre de pressions émotionnelles et on vit un déséquilibre vie professionnelle/vie personnelle.
- Les stresseurs « d'organisation » : liés aux contraintes d'un métier, et à l'organisation. Dans ce domaine, on trouve un aménagement de travail contraignant, des horaires de travail démesurés, une charge excessive de travail, un manque de moyens à disposition, des objectifs disproportionnés, un mode de management sous pression. Ils sont sensés répondre à des normes ou des modèles et sont aussi appelés « stresseurs de performance ».
- Les stresseurs « structurels » : concernent les conditions et l'environnement de travail. Ce sont la promiscuité dans un open space par exemple, une évolution technologique non accompagnée, des comportements abusifs, la présence de substances dangereuses, etc. Ces stresseurs peuvent être perçus comme une menace physique ou psychologique.
- Les stresseurs de frustration : il s'agit des changements (rachat, restructuration), d'une mauvaise communication et de relations interpersonnelles difficiles, de peurs et d'incertitudes (licenciement, par exemple).
Une fois identifié son type de stresseur, il s'agit de déterminer s'il est subjectif, objectif ou lié à l'individu.
- Le stresseur est-il objectif ? Il est objectif à condition d'être mesurable. Exemple : vous avez fait 10 heures supplémentaires la semaine dernière et 12 heures cette semaine ? Par rapport à votre contrat de travail, votre vie personnelle et votre résistance physique, il s'agit d'un stresseur mesurable donc, objectif. Ces stresseurs peuvent être réduits –voire supprimés- si des moyens existent (ou sont recherchés) et s'il y a de la volonté.
- Le stresseur est-il subjectif ? Il est subjectif si peu mesurable et/ou lié à la perception de la personne. Il peut s'agir d'un manque de reconnaissance, d'une difficulté à s'adapter aux changements, d'une mauvaise relation avec un(e) collègue ou de rumeurs de ré-organisation, etc. Dans ce cas, une analyse est recommandée afin de gérer les émotions provoquées par le stresseur et « débrancher » un comportement automatisé. Verbaliser, savoir dire non et rester factuel est la solution.
Et si le stresseur est lié à l'individu ? Selon le sexe, la personnalité, les compétences, ces stresseurs seront différemment vécus. Ils sont personnels.
Il existe cependant un stresseur universel aujourd'hui : la vitesse et des attentes de plus en plus exigeantes...
Conseils pratiques de l'épisode 2 :
1. Déterminer la « classe » du stresseur pour prendre du recul
2. Définir s'il est objectif ou subjectif
3. S'il est objectif, réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour le réduire ou le supprimer
4. S'il est subjectif, l'analyser et en déduire une solution adaptée
Prochain épisode : Des stratégies anti-stress !

Cet article a été rédigé en partenariat avec Elisabeth Durand-Mirtain, consultante et formatrice.
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